Midi Libre, Juillet 2006


A la Prise d’ Alzeau, une bien agreable cuisine

Voilà une paire de mois que Mirelle et Eelco ont ouvert leur restaurant dans l’ancienne machinerie de la colonie de vacances de l’ASPTT à la Prise d’Alzeau. Un travail de titan en tenne de travaux pour concrétiser un vieux rêve que caressait ce jeune couple de Hollandais, même pas trentenaire.



Lui, après des études d’économie, n’a pas voulu s’enfer mer dans un bureau et s’en est allé faire l’apprentissage de la cuisine en Hollande puis en France. Elle, géographe de formation, a appris le métier de serveuse en Grèce pour se payer des vacances.

Rien d’étonnant que ce soit dans un restaurant où l’un et l’autre travaillaient qu’ils se sont unis. Pour le meilleur.

« Nous n’aurions jamais pensé venir ici », lâche Mirelle dans un français très compréhensible. C’est vrai que la Prise d’Alzeau, c’est un peu le bout du monde. Au terme d’une route à travers une majestueuse forêt, en bordure de l’Alzeau d’où part la Rigole, le restaurant s’ouvre à vous.

Dans une salle présentée, avec beaucoup de goût, vingt-huit couverts sont dressés - « à deux, nous ne pouvons faire plus si l’on veut conserver la qualité » - pour un moment des plus agréables.

Amoureux des goûts un peu fort, Eelco travaille la réduction des sauces pour faire remonter les saveurs.

Lors de notre passage, nous avons opté poue la salade de magret séché aux figues et au foie gras, notre voisin se laissa tenter par les raviolis du chef avec des herbes fraîches, pignons de pin et du parmesan. On enchaîna par un loup poché accompagné d’un risotto d’écrevisses avec un beurre blanc de safran et un filet mignon avec des prunes servies au jus de porto.

Le dessert fut pour l’un un baba au rhum avec crème fraîche d’orange et, pour le second, une pyramide de chocolat aux myrtilles sauvages. Le tout arrosé d’un rouge du Cabardès.

En sortant, une promenade (lire ci-dessous) fut nécessaire pour prolonger l’excellent moment passé en compagnie de Mirelle et Eelco. •

D.D.

La Prise d’Alzeau, commune de La Combe. De Carcassonne, aller à Montofieu, Saint-Denis et là, prendre la direction de La Galaube. Tél. 04 68 25 46 94.

Deux menus: 16,50 € (deux plats); 19,50 € (trois plats).